Vérification extincteur en entreprise : réglementation et checklist 2026

L’essentiel en 30 secondes
La vérification annuelle des extincteurs est une obligation légale pour toutes les entreprises et tous les ERP, sans exception de taille. Elle doit être réalisée par un technicien qualifié (idéalement certifié APSAD N4) dans un délai maximum de 12 mois entre deux contrôles. Chaque vérification donne lieu à un rapport écrit signé et à une étiquette apposée sur l’appareil. L’absence de vérification peut entraîner un avis défavorable en commission de sécurité et aggraver la responsabilité pénale du chef d’établissement en cas de sinistre.
Pourquoi la vérification des extincteurs est une priorité absolue
En France, environ 4 millions d’extincteurs sont en service dans les entreprises, commerces et établissements recevant du public. Une proportion significative d’entre eux ne fonctionnerait pas correctement en cas d’incendie réel : pression insuffisante, agent extincteur dégradé ou tassé, mécanisme bloqué par la corrosion, tuyau fissuré. Ces défauts sont le plus souvent invisibles à l’œil nu et ne peuvent être détectés que par un technicien formé disposant de l’outillage adapté.
Un extincteur défaillant en situation réelle, c’est un employé qui appuie sur la gâchette face à un début d’incendie et qui ne voit rien sortir — ou pire, qui subit une projection incontrôlée. La vérification périodique n’est donc pas une simple formalité administrative : c’est la garantie que votre premier moyen d’intervention sera opérationnel quand vous en aurez le plus besoin.
Ces obligations s’inscrivent dans le cadre global des obligations légales en sécurité incendie qui s’appliquent à toutes les entreprises françaises.
Tableau récapitulatif : obligations de vérification des extincteurs
| Type de contrôle | Fréquence | Qui peut le réaliser ? | Document produit |
|---|---|---|---|
| Surveillance visuelle mensuelle | Chaque mois | L’exploitant lui-même | Entrée dans le registre de sécurité |
| Vérification annuelle obligatoire | 12 mois maximum | Technicien qualifié (APSAD N4 recommandé) | Rapport signé + étiquette sur l’appareil |
| Maintenance intermédiaire (extincteurs à poudre) | Tous les 3 à 5 ans | Technicien qualifié | Rapport de maintenance |
| Réépreuve hydraulique (CO2) | Tous les 10 ans | Atelier habilité fabricant | Procès-verbal de réépreuve |
Quel cadre réglementaire s’applique à la vérification des extincteurs en 2026 ?
Les textes de référence
La vérification des extincteurs est encadrée par quatre références normatives et réglementaires cumulatives qu’il est essentiel de connaître.
L’arrêté du 25 juin 1980 (articles MS73 à MS80) impose aux établissements recevant du public (ERP) une vérification annuelle de tous leurs extincteurs par un technicien compétent. Ce texte s’applique à toutes les catégories d’ERP, de la grande surface commerciale à la petite boutique de moins de 50 personnes.
Le Code du travail (articles R4227-29 et suivants) impose aux employeurs de maintenir leurs équipements de protection incendie en bon état de fonctionnement. Bien que moins explicite que le texte ERP sur la fréquence, il est interprété de manière constante comme imposant une vérification annuelle par les agents de l’Inspection du Travail.
La norme NF S 61-919 définit les modalités techniques précises des opérations de maintenance extincteurs : niveaux 1 à 5, contenu de chaque niveau, fréquences recommandées et qualifications requises. C’est le document de référence pour tout prestataire sérieux.
La règle APSAD R4 du CNPP (Centre National de Prévention et de Protection) constitue la référence reconnue par les assureurs. Son respect est souvent exigé contractuellement dans les polices d’assurance multirisques professionnelles. Un sinistre survenu avec des extincteurs non conformes à cette règle peut entraîner une réduction significative de l’indemnisation.
La fréquence légale : 12 mois maximum, sans exception
La réglementation impose une vérification annuelle, soit un contrôle tous les 12 mois au maximum. Cette échéance s’applique indépendamment du type d’extincteur, de son âge ou de sa date de mise en service. En pratique, les contrats de maintenance prévoient une visite annuelle à date fixe, avec rappel automatique avant l’échéance.
Des contrôles non planifiés doivent également être réalisés après tout événement susceptible d’avoir affecté un extincteur : utilisation même partielle, choc, chute accidentelle, exposition au gel ou à une chaleur anormale, détection d’une anomalie lors de la surveillance mensuelle. Ces contrôles événementiels ne remplacent pas la vérification annuelle ; ils s’y ajoutent.
Qui est concerné : toutes les entreprises sans exception
Une idée reçue fréquente consiste à croire que la vérification des extincteurs n’est obligatoire que pour les grandes entreprises ou les ERP. C’est faux. Dès lors qu’une entreprise dispose d’extincteurs — ce qui est obligatoire dès que des locaux de travail existent — ces extincteurs doivent être vérifiés annuellement, que l’entreprise emploie 2 personnes ou 2 000. La taille de la structure ne modifie pas l’obligation, seulement éventuellement le nombre d’extincteurs à vérifier.
Qui peut réaliser la vérification annuelle des extincteurs ?
Les exigences de qualification du technicien
La vérification annuelle doit être réalisée par une personne compétente au sens de la réglementation, c’est-à-dire un technicien spécialisé disposant des connaissances techniques sur les différents types d’extincteurs, de l’outillage approprié (outils de test de pression, balance de précision, pièces de rechange), et des produits nécessaires aux éventuelles recharges. En pratique, ces vérifications sont réalisées par des sociétés spécialisées en sécurité incendie comme AlloFeu. Les opérations de maintenance lourde (réépreuve hydraulique, recharge complète) nécessitent quant à elles des ateliers habilités par les fabricants.
La certification APSAD N4 : le gage de qualité reconnu
La certification APSAD N4, délivrée par le CNPP, est la certification de référence pour les entreprises assurant la maintenance des extincteurs. Pour l’obtenir, une société doit prouver que ses techniciens sont formés et qualifiés, que son outillage est conforme aux exigences normatives, et que sa méthodologie d’intervention respecte la règle APSAD R4. La certification est vérifiée par des audits réguliers du CNPP.
Bien que non obligatoire d’un point de vue légal pour toutes les interventions, la certification APSAD N4 est fortement recommandée par les assureurs, reconnue par les commissions de sécurité, et exigée contractuellement par de nombreux grands établissements et donneurs d’ordre. C’est également un critère de choix essentiel pour sélectionner un prestataire fiable pour l’entretien et la maintenance complète de vos extincteurs.
Peut-on réaliser soi-même la vérification annuelle ?
Non. La vérification annuelle officielle ne peut pas être réalisée par l’exploitant de l’établissement lui-même, même s’il est techniquement compétent. Cette vérification doit être conduite par un prestataire extérieur indépendant, capable de signer le rapport réglementaire et d’y engager sa responsabilité professionnelle. L’exploitant peut — et doit — effectuer les contrôles mensuels décrits plus bas dans cet article, mais ils ne valent pas pour l’obligation annuelle.
Que vérifie exactement le technicien lors du contrôle annuel ?
Le protocole de vérification standardisé
Le contrôle annuel d’un extincteur suit un protocole précis défini par la norme NF S 61-919. Il comprend plusieurs phases successives qui permettent de s’assurer que l’appareil est à la fois en bon état mécanique, correctement chargé, et correctement installé.
Les contrôles visuels extérieurs
Le technicien commence par un examen visuel complet de l’extérieur de l’appareil. Il vérifie l’état du corps de l’extincteur : toute déformation du cylindre (bosse, enfoncement, aplatissement), toute trace de corrosion (points de rouille, cloques de peinture, zones oxydeśes), et toute trace de choc récent. Il examine la tête de soupape et la poignée de déclenchement pour détecter une corrosion, un grippage ou une détérioration mécanique. Le tuyau flexible et le diffuseur ou la lance font l’objet d’un examen détaillé : craquelures, porosité, obstruction de l’orifice de sortie. La goupille de sécurité et le plomb ou fil de sécurité sont vérifiés : leur intégrité prouve que l’extincteur n’a pas été activé depuis la dernière vérification. Enfin, l’étiquette réglementaire doit être lisible dans son intégralité : type d’agent extincteur, classes de feu couvertes, instructions d’utilisation en français, précautions d’emploi.
Les contrôles mécaniques et de pression
Les contrôles mécaniques portent sur la pression interne de l’extincteur. Pour les extincteurs à pression permanente (la majorité des extincteurs à eau et à poudre), le technicien vérifie que l’aiguille du manomètre est bien positionnée dans la zone verte. Une aiguille dans la zone rouge ou jaune indique une pression anormale qui rend l’extincteur potentiellement inopérant. Le mécanisme de mise en pression (pour les extincteurs à cartouche de gaz propulseur séparée) est également testé, ainsi que le bon fonctionnement mécanique du diffuseur.
La vérification de la charge extinctrice
La qualité et la quantité de l’agent extincteur font l’objet d’un contrôle systématique, car c’est souvent là que se cachent les défauts les plus sérieux.
Pour les extincteurs à eau pulvérisée ou additive, le contrôle se fait par pesage sur balance de précision : le poids brut de l’extincteur chargé est comparé au poids nominal inscrit sur l’étiquette ou dans la fiche technique. Toute perte de masse supérieure à 5 % du poids de charge nominal est considérée comme significative et déclenche une recharge obligatoire. Ce seuil correspond à une fuite lente ou à une utilisation partielle antérieure non signalée.
Pour les extincteurs à CO2, le pesage est la seule méthode possible de contrôle de la charge (ces appareils ne disposent pas de manomètre externe). La perte de masse tolérée est encore plus faible, généralement inférieure à 5 % pour les petits appareils portatifs.
Pour les extincteurs à poudre polyvalente ABC, l’état de la poudre est vérifié : tassement, agglomération, humidification. Une poudre agglomérée ne s’écoule plus correctement lors du déclenchement, rendant l’extincteur inefficace même si sa charge est nominalement correcte en poids.
La vérification de l’installation et de la signalisation
Le contrôle ne se limite pas à l’appareil lui-même : le technicien vérifie également que les conditions d’installation sont conformes. L’extincteur doit être correctement fixé à son support mural ou à son pied de sol, à une hauteur réglementaire (la poignée doit être accessible à 1,20 m maximum du sol), dans un emplacement facilement accessible sans obstacle, et visible ou signalé par un panneau normalisé rouge et blanc. Tout écart par rapport à ces règles est signalé dans le rapport et constitue une non-conformité. Pour les règles complètes d’implantation, consultez notre guide sur l’installation des extincteurs en entreprise.
La vérification selon le type d’extincteur
Extincteurs à eau pulvérisée
Les extincteurs à eau pulvérisée (avec ou sans additif moussant) sont les plus courants dans les bureaux, commerces et ERP de type M (magasins) ou W (santé). Leur vérification est relativement simple : contrôle de la pression au manomètre, pesage de la charge, état du tuyau et de la lance. Le principal risque spécifique à surveiller est le gel dans les locaux non chauffés (entrepôts, parkings couverts) : en dessous de 0°C, la charge d’eau peut geler et endommager irrémédiablement l’extincteur sans que l’extérieur ne montre de signe visible. Un extincteur à eau installé dans un local non chauffé est systématiquement suspect lors du contrôle hivernal.
Extincteurs à poudre polyvalente ABC
Les extincteurs à poudre ABC sont efficaces sur une grande variété de feux et résistants au gel, mais présentent un défaut spécifique majeur pour leur maintenance : le tassement progressif de la poudre. Sous l’effet des vibrations, des chocs et du simple vieillissement, la poudre perd sa fluidité et peut former des blocs agglomérés qui bloquent l’écoulement lors du déclenchement. Lors de chaque vérification annuelle, le technicien réalise un contrôle de l’état de la poudre. Tous les 3 à 5 ans selon les fabricants, un remplacement complet de la charge de poudre est préconisé. Par ailleurs, le nettoyage après une utilisation même partielle d’un extincteur à poudre est complexe et nécessite le plus souvent un passage en atelier.
Extincteurs au CO2 (gaz carbonique)
Les extincteurs au dioxyde de carbone sont indispensables pour les feux électriques et électroniques (classe E), car ils éteignent sans laisser de résidu. Pour tout savoir sur le choix selon le type de feu, consultez notre guide sur l’extincteur pour feux électriques. La vérification des extincteurs CO2 a une spécificité importante : la charge ne peut être contrôlée que par pesage, puisque ces appareils ne disposent pas de manomètre. De plus, ils sont soumis à une réépreuve hydraulique obligatoire tous les 10 ans selon la réglementation des appareils à pression, opération qui ne peut être réalisée que par des centres habilités. Le résultat de cette réépreuve doit être poinçonné ou estampillé sur l’appareil.
Extincteurs sur roues (extincteurs mobiles)
Les extincteurs sur roues, appelés également extincteurs trainaînts ou mobiles, sont soumis aux mêmes obligations de vérification annuelle que les extincteurs portatifs. Leur plus grande capacité (généralement 25 à 150 kg selon le type d’agent extincteur) rend leur maintenance plus longue et généralement plus coûteuse. On les trouve principalement dans les industries, les parkings, les stations-service et les installations présentant des risques de feux importants. La vérification porte sur les mêmes éléments qu’un extincteur portatif, avec en plus le contrôle de l’état du chariot et des roues.
Checklist mensuelle : les 7 contrôles que vous devez faire vous-même
Entre les vérifications annuelles professionnelles, la réglementation attend de l’exploitant qu’il surveille régulièrement ses extincteurs. Cette surveillance mensuelle ne remplace pas le contrôle annuel obligatoire, mais elle est indispensable pour détecter immédiatement toute anomalie apparente entre deux visites du technicien. Les résultats de chaque ronde mensuelle doivent être consignés dans le registre de sécurité.
Voici les 7 points à vérifier systématiquement chaque mois :
- Présence à l’emplacement désigné : l’extincteur est bien fixé à son support habituel. Tout déplacement non signalé doit alerter et faire l’objet d’une remise en place immédiate.
- Accès totalement libre : aucun meuble, carton, palette ou autre obstacle ne masque ou ne bloque l’extincteur. L’accès doit être immédiat, même dans l’obscurité et dans la panique.
- Goupille et plomb de sécurité intacts : la goupille de sécurité est en place et le plomb ou fil de sécurité n’est pas rompu. Un plomb rompu indique que quelqu’un a manipulé l’extincteur, qu’il ait été utilisé ou non.
- Manomètre dans la zone verte : pour les extincteurs à pression permanente, l’aiguille doit être dans la plage verte. Toute aiguille dans la zone rouge ou jaune doit être signalée immédiatement au prestataire de maintenance.
- Absence de dégradation visible : pas de trace de choc (bosse, éraflure profonde), pas de corrosion visible, tuyau flexible en bon état, étiquette lisible dans son intégralité.
- Étiquette de vérification annuelle présente et lisible : une étiquette datée signée par le technicien doit être apposée sur l’appareil. Son absence est une non-conformité réglementaire en soi.
- Date de vérification à jour : la date de la dernière vérification annuelle indiquée sur l’étiquette a moins de 12 mois. Si ce n’est pas le cas, une visite du technicien doit être commandée sans délai.
La documentation produite par la vérification annuelle
Le rapport de vérification signé
Chaque vérification annuelle doit obligatoirement donner lieu à un rapport écrit signé par le technicien. Ce document est votre preuve de conformité et doit être conservé et présenté à toute demande de la commission de sécurité ou de l’Inspection du Travail. Un rapport de vérification complet doit mentionner : la date exacte de l’intervention, l’identité complète et la qualification du technicien (numéro de certification APSAD s’il en dispose), la liste exhaustive de tous les extincteurs contrôlés avec leur numéro d’identification unique, les constatations détaillées pour chaque appareil (conforme ou non conforme, avec nature précise de chaque anomalie), les opérations réalisées sur chaque appareil (recharge, remplacement d’un joint, remplacement d’une goupille, signalisation remplacée, etc.) et les recommandations éventuelles pour les prochaines échéances.
Ce rapport est à classer immédiatement dans le registre de sécurité incendie dès sa réception.
L’étiquette annuelle apposée sur chaque extincteur
En complément du rapport, le technicien appose sur chaque extincteur vérifié une étiquette de vérification mentionnant la date du contrôle, la date de la prochaine vérification à effectuer (12 mois plus tard) et le nom ou numéro du technicien ou de la société intervenante. Cette étiquette permet un contrôle visuel instantané de l’état de maintenance de chaque appareil par n’importe quel inspecteur ou agent de sécurité. Lors de vos rondes mensuelles, c’est la première chose à vérifier sur chaque appareil.
Les échéances de maintenance lourde à anticiper
La vérification annuelle est le niveau de maintenance minimum obligatoire, mais elle ne couvre pas la totalité du cycle de vie d’un extincteur. D’autres opérations plus lourdes sont à anticiper et à budgéter.
La réépreuve hydraulique des bouteilles de CO2 est obligatoire tous les 10 ans selon la réglementation des appareils à pression (arrêté du 30 décembre 2015 modifié). Cette opération consiste à soumettre le corps de l’extincteur à une pression hydraulique de test bien supérieure à la pression de service normale, pour vérifier l’intégrité structurelle du cylindre. Elle ne peut être réalisée que par des centres habilités et donne lieu à un poinçonnage ou estampillage de l’appareil.
Pour les extincteurs à eau pulvérisée et à poudre, une maintenance complète (démontage intégral, nettoyage interne, remplacement de tous les joints et pièces d’usure, recharge complète et réépreuve si nécessaire) est préconisée tous les 5 à 10 ans selon les fabricants et le niveau d’utilisation. Lorsque le coût cumulé de cette maintenance dépasse 50 à 60 % du prix d’un extincteur neuf équivalent, le remplacement est généralement la décision la plus économique et la plus sécurisante. Ces opérations de maintenance lourde sont détaillées dans notre guide complet sur l’entretien et la maintenance des extincteurs.
Quelles sanctions en cas de défaut de vérification ?
Le risque lors d’une visite de commission de sécurité
Des extincteurs non à jour de leur vérification annuelle constituent l’une des non-conformités les plus fréquemment relevées lors des visites de commission de sécurité ERP. Cette non-conformité est consignée dans le procès-verbal et peut, combinée à d’autres manquements, contribuer à un avis défavorable entraînant une injonction de fermeture de l’établissement jusqu’à mise en conformité.
La responsabilité pénale du chef d’établissement
En cas de sinistre, si des extincteurs non vérifiés ou défaillants sont retrouvés, la responsabilité civile et pénale du chef d’établissement peut être sérieusement aggravée. Le Parquet peut retenir la faute caractérisée ou la mise en danger délibérée de la vie d’autrui au sens de l’article 223-1 du Code pénal, qui prévoit des peines pouvant aller jusqu’à un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende. En cas de blessures ou de décès, les peines encourues sont considérablement plus lourdes.
Le risque assurantiel
Les assureurs peuvent invoquer le non-respect des obligations réglementaires de maintenance pour réduire l’indemnisation ou, dans les cas les plus graves, refuser la garantie après un sinistre. Cette clause est de plus en plus fréquente dans les contrats d’assurance multirisques professionnelles. Vérifiez dans votre police que les conditions d’application de la garantie incendie mentionnent explicitement l’obligation de maintenance régulière des extincteurs.
Combien coûte la vérification annuelle des extincteurs ?
Le coût d’une vérification annuelle d’extincteur varie selon le type d’appareil, la taille du parc, la région et le prestataire. À titre indicatif en Île-de-France en 2026, le coût d’une vérification annuelle se situe généralement entre 15 et 35 euros par extincteur portatif standard, avec des tarifs dégressifs pour les contrats portant sur un parc d’appareils important. Les extincteurs sur roues ou les appareils au CO2 de grande capacité sont généralement facturés entre 40 et 80 euros l’unité.
Attention aux devis incomplets : certains prestataires proposent un tarif très bas pour la vérification annuelle mais facturent à prix élevé toutes les petites fournitures (joints, étiquettes, goupilles, plombs). Demandez systématiquement un devis tout inclus mentionnant les petites pièces de remplacement courantes. Enfin, comparez toujours sur la base d’un prix global annuel, en intégrant non seulement la vérification mais aussi l’anticipation des échéances de maintenance lourde et de remplacement.
Comment bien choisir son prestataire de vérification extincteurs ?
Le choix d’un prestataire de maintenance extincteurs ne doit pas se faire uniquement sur le critère du prix. Les cinq critères clés à évaluer sont : la certification APSAD N4 (ou à défaut une qualification équivalente reconnue) ; la qualification détaillée des techniciens, vérifiable via leurs attestations de formation fabricants ; la disponibilité des pièces de rechange pour votre parc (marques, types, ancienneté des appareils) ; la qualité et l’exhaustivité du rapport produit après chaque intervention ; et la réactivité en cas d’urgence (extincteur utilisé, manomètre en zone rouge signalé entre deux visites annuelles). Notre équipe de techniciens certifiés en sécurité incendie répond à l’ensemble de ces exigences.
FAQ — Vérification extincteur en entreprise
Quelle est la fréquence légale de vérification des extincteurs ?
La vérification des extincteurs est obligatoire tous les 12 mois maximum, conformément à l’arrêté du 25 juin 1980 (art. MS73) pour les ERP et au Code du travail (art. R4227-29) pour les locaux professionnels. Cette fréquence s’applique à tous les types d’extincteurs, quelle que soit leur date de mise en service.
Puis-je vérifier moi-même mes extincteurs pour satisfaire l’obligation annuelle ?
Non. La vérification annuelle officielle doit être réalisée par un technicien spécialisé qualifié extérieur à votre établissement, disposant de l’outillage et des produits nécessaires. Vous pouvez et devez effectuer des contrôles visuels mensuels par vous-même, mais ils ne remplacent pas la vérification annuelle obligatoire. Seul un professionnel habilité peut signer le rapport réglementaire.
Que se passe-t-il si mon extincteur dépasse sa date de vérification annuelle ?
Un extincteur dont la date de vérification est dépassée est immédiatement non conforme. Il doit être signalé dans votre registre de sécurité et une intervention du technicien doit être commandée sans délai. En cas de contrôle par la commission de sécurité, l’Inspection du Travail ou les services de secours, cette non-conformité sera formellement relevée. En cas de sinistre avec un extincteur non vérifié, la responsabilité pénale du responsable d’établissement peut être sérieusement engagée.
Les extincteurs sur roues ont-ils les mêmes obligations de vérification que les extincteurs portatifs ?
Oui. Les extincteurs sur roues sont soumis aux mêmes obligations de vérification annuelle que les extincteurs portatifs. Leur maintenance lourde (démontage, vérification interne, recharge) est généralement plus coûteuse en raison de leur plus grande capacité et de la complexité de leur mécanisme.
Mon extincteur a une étiquette récente mais le manomètre est dans la zone rouge : que faire ?
Contactez immédiatement votre prestataire de maintenance pour un contrôle d’urgence. Une pression anormale après une vérification récente signifie soit une fuite survenue depuis le contrôle, soit une anomalie non détectée lors de la dernière visite. Ne considérez pas cet extincteur comme opérationnel et ne le signalez pas comme conforme dans votre registre tant qu’il n’a pas été contrôlé. AlloFeu intervient en urgence sur toute l’Île-de-France.
La certification APSAD N4 est-elle obligatoire pour vérifier des extincteurs ?
La certification APSAD N4 n’est pas légalement obligatoire dans tous les cas, mais elle est fortement recommandée par les assureurs et reconnue par les commissions de sécurité. Elle garantit la qualification du technicien et la conformité méthodologique des interventions. De nombreux contrats d’assurance professionnels en font une condition explicite de couverture. C’est le premier critère à vérifier lors du choix de votre prestataire.
Faut-il vérifier les extincteurs des véhicules professionnels ?
Oui. Les extincteurs installés dans les véhicules professionnels (camions, bus, véhicules de livraison, engins de chantier) sont soumis aux mêmes obligations de vérification annuelle. Des réglementations spécifiques peuvent s’y ajouter selon le type de véhicule et le type de transport : ADR pour les transporteurs de matières dangereuses, réglementations Code de la route pour certaines catégories. Ces extincteurs sont particulièrement exposés aux vibrations, aux écarts de température et aux chocs, ce qui justifie une surveillance mensuelle rigoureuse.
Que faire après avoir utilisé partiellement un extincteur ?
Un extincteur partiellement utilisé doit immédiatement être retiré du service et signalé à votre prestataire de maintenance pour une remise en état complète (recharge, vérification, étiquetage). Même si la pression semble encore correcte et que la goupille a été remise en place, l’extincteur ne peut plus être considéré comme pleinement opérationnel. Ne remettez jamais en service un extincteur utilisé sans intervention préalable d’un technicien qualifié.
AlloFeu : vérification et maintenance extincteurs en Île-de-France
AlloFeu propose des contrats de vérification annuelle et de maintenance complète pour tous types d’extincteurs : eau pulvérisée, poudre ABC, CO2, extincteurs sur roues. Nos techniciens certifiés interviennent dans toute l’Île-de-France, produisent un rapport détaillé par appareil prêt à intégrer dans votre registre de sécurité, et vous alertent proactivement sur les échéances à venir (maintenance intermédiaire, réépreuves, remplacements).
En complément, nos contrats de maintenance globale peuvent couvrir l’ensemble de vos équipements de sécurité incendie : système d’alarme incendie, blocs d’éclairage de sécurité (BAES), système de désenfumage et colonnes sèches. Cette approche globale vous garantit une conformité continue et une gestion simplifiée de l’ensemble de vos échéances réglementaires. Découvrez notre offre de maintenance extincteurs ou demandez un devis gratuit pour votre établissement.
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